Coldplay est un connu pour ses mélodies douces et entraînantes. Le groupe a été fondé à Londres en 1998 et après quelques débuts difficiles, Coldplay enchaîna les tubes; Yellow, Fix You, Speed of Sound… jusqu’à aujourd’hui et la sortie de leur dernier album, qui signe selon eux une rupture avec la précédente musique du groupe.

Si vous cherchez une rupture quelques parts dans leur parcours, c’est bien là que vous allez la trouver, et la pochette d’album image bien cette révolution musicale que Coldplay tente d’entreprendre dans cet album frais mais noir. Tournant autour du thème de la mort, surtout dans les chansons 42 et Cemeteries of London, mais aussi dans Death and all his Friends et Lost!, Viva la Vida n’est pas pour autant gothique, gore ou morbide, bien au contraire. Ce n’est pas du U2, encore moins du Cat Stevens, et pourtant ça a un petit quelque chose que je ne saurais décrire, un petit je ne sais quoi qui rend le tout agréable à écouter.
Entre une musique assez commerciale pour séduire les masses et une autre plus intime, Coldplay a su trouver un juste milieu. C’est là toute la beauté de Coldplay, avoir l’impression d’être le seul à écouter une chanson, même si l’album a été vendu à des millions d’exemplaires. Vous ne trouvez pas qu’il a là un petit côté magique?

Comme je ne suis pas assez doué pour faire une bonne analyse de chacune des chansons, je reprends celle de Lajouve, publié sur GenerationMP3:

Life in Technicolor

Un titre instrumentale en introduction qui souffle le chaud et le froid. Le chaud: Brian Eno se remarque en maquillant le piano et le synthétiseur dans une ritournelle répétitive confortable et planante. Le froid: lorsque la guitare sèche, puis la basse, s’invitent, ça sonne immanquablement comme du Coldplay. Agréable, mais pour l’originalité, on repassera.

Cemeteries of London

S’il faut chercher des influences latines sur ce quatrième album, c’est ici qu’on les trouve. Précisément dans les battements de mains façon flamenco qui rythment cette composition brute, portée par un choeur en forme de chanson à répondre, chutant dans une finale en guitares distortionnées et quelques notes de piano. Voilà une bonne chanson qui n’aurait pas trouvé sa place sur les trois précédents albums du groupe, ce qui laissait présager le meilleur pour la suite.

Lost!

Chanson pop pastorale au tempo modéré, habile dans sa mélodie. L’orgue d’église occupe toute la place, la basse de Guy Berryman s’installe en contrepoids, le rythme, chaloupé et doucement entraînant, porte une mélodie d’une grande efficacité. Sous ses habits inédits (pour le son du groupe) se cache une de ces chansons dont Coldplay a le secret, du genre qu’on écoute une seule fois pour ne plus l’oublier.

42

42, comme la réponse à “la grande question sur la vie, l’univers et le reste”, une farce du roman Hitchickers’s Guide to the Galaxy? En tout cas, le thème récurrent de Viva la Vida, la mort, y est ici glorifié… avec toute la banalité dont Chris Martin, l’auteur, est capable. Une demi-bonne chanson: les violons noient le poisson dans la première moitié, alors que le rythme (le jeu de batterie) et, surtout, la guitare, sont très affirmés. La montée rythmique instrumentale évoque brièvement Radiohead.

Lovers in Japan/Reign of Love

Du Coldplay classique, avec les guitares éthérées à la The Edge, un rythme soutenu, les accords plaqués d’un vieux piano droit en arrière-plan. À la fois rafraîchissant dans la réalisation irradiante d’Eno et terriblement familier pour les fans du groupe. En second lieu, Reign of Love démarre sur des arpèges de piano, tirant dans ses sillons des nappes de guitares discrètes qui se lèvent doucement. Comme si Chris Martin nous chantait une berceuse.

Yes/Chinese Sleep Chant (cachée)

Dix secondes de violons, puis les guitares, slide, acoustique. Au bout de 40 secondes, Chris Martin semble avoir mué, sa voix est basse, très différente. Les violons se ramènent pour ajouter une couleur arabisante, puis la batterie, hargneuse, ajoute au pop-blues lugubre de Yes. Les guitares électriques sont ramenées à l’avant dès l’intro de Chinese Sleep Chant, la voix de Martin retrouve son perchoir, le batteur augmente la cadence. La plus “rock” de l’album. Sans la voix, on croirait entendre le U2 de All You Can’t Leave Behind.

Viva la Vida

À la première écoute, le jugement est sévère: un hymne pop à numéros, exactement ce genre de chanson conçue pour le rappel d’un concert dans un stade (brevet: Martin&Co.). Mais elle se laisse apprécier, dans le détail de la réalisation de Brian Eno, fin alchimiste des sons, qui trouve l’équilibre idéal entre le refrain pompier, le chorus final et les arrangements simples mais somptueux.

Violet Hill

Choix étonnant pour un premier single. Pas la plus éclatante chanson de Viva la Vida, mais une composition assez robuste qui tend plutôt à mettre en valeur le rôle du guitariste Jonny Buckland – c’est d’ailleurs le premier disque de Coldplay où on le remarque vraiment! – et du batteur Will Champion.

Strawberry Swing

Le seul intérêt de cette chanson au tempo retenu est dans la réalisation d’Eno. Sur Strawberry Swing, Coldplay nous refait Trouble (de l’album Parachutes) ou The Scientist (A Rush of Blood to the Head), en changeant le titre et en rangeant le piano. La recette, éprouvée: voix affligée, batterie au tempo retenu, guitare-tapisserie, lente progression qui met l’accent sur le mélo de la composition. Qui, déjà, disait que le groupe voulait se réinventer?

Death and All His Friends

Viva la Vida se termine de forte manière avec Death and All His Friends, l’une des chansons les plus efficaces et poignantes de l’album. Coldplay s’amuse ici avec la structure, nous invitant d’abord en terrain connu – une première portion style ballade piano/voix, puis une chute en grande partie instrumentale, rock presque progressive, en tout cas dans l’esprit, puis un dernier chorus franchement spirituel, très justement interprété par Martin et ses confrères. Si toutes les chansons de l’album étaient aussi inspirées…

The Escapist (cachée)

La vraie dernière chanson de Viva la Vida boucle la boucle en reprenant les motifs électroniques, vaguement kraftwerkiens, de Life in Technicolor en introduction. Encore une fois, Chris Martin nous fait le coup de la berceuse, et on mord. Simple, jolie, envoûtante.

Quelles sont vos premières impressions de ce nouvel album?

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Zemanta Pixie

  1. Shatus

    Je l’aime cet album! Vraiment magnifique :)




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